Proportion de bébés allaités à la naissance, proportion de bébés allaités au cours des 4 premiers mois et proportion de bébés allaités de façon exclusive au cours des 4 premiers mois, enfants d’environ 5 mois
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Définition de l’indicateur
La proportion de bébés d'environ 5 mois qui ont été allaités ou non, incluant la proportion des bébés qui ont été allaités exclusivement au cours des 4 premiers mois, les bébés allaités au cours des 4 premiers mois, mais pas exclusivement, et les bébés ayant reçu du lait maternel, mais pas jusqu'à 4 mois. L’allaitement exclusif signifie que l’enfant est nourri avec du lait maternel uniquement (y compris du lait maternel exprimé ou provenant d’une banque de lait). Il ne reçoit donc aucun autre liquide ou solide à l’exception de gouttes ou sirops de vitamines, de minéraux ou de médicaments. Il s'agit des bébés nés au Québec en 1997-1998 ou en 2020-2021.
Quels sont les effets pour les tout-petits?
La littérature scientifique indique que plus l’allaitement est exclusif au cours des six premiers mois de vie et plus sa durée est prolongée par la suite, plus les bénéfices observés sur la santé et le développement des enfants tendent à être importants1.
Après l’âge de 6 mois, il est recommandé de poursuivre l’allaitement, en complément d’une alimentation diversifiée et adaptée, jusqu’à l’âge de deux ans ou plus. Cette pratique permet de maintenir les bénéfices nutritionnels et immunitaires du lait maternel, tout en soutenant le lien affectif entre la mère et l’enfant2. Par exemple, les bébés qui ont reçu exclusivement du lait maternel pendant une plus longue période pourraient acquérir certaines habiletés motrices plus tôt, comme ramper ou tenir des petits objets3. Une récente étude affirme qu‘un allaitement prolongé pendant au moins 6 mois pourrait également avoir des effets positifs sur le QI et les résultats scolaires durant l’enfance et l’adolescence4. Des associations favorables ont également été observées concernant le développement du langage, notamment en ce qui concerne la compréhension du vocabulaire et les capacités d’expression5. Enfin, un allaitement d’une durée plus longue est associé à une diminution du risque d’obésité durant l’enfance6.
Références
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Observatoire des tout-petits
1.KRAMER, M., et autres. « Breastfeeding and child cognitive development: new evidence from a large randomized trial », Archives Of General Psychiatry, vol. 65, no 5, 2008, p. 578–584; QUIGLEY, M., et autres. « Breastfeeding is associated with improved child cognitive development: a population-based cohort study », The Journal of Pediatrics, vol. 160, no 1, 2012, p. 25-32.
2.ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ. Allaitement maternel, [En ligne]; SOCIÉTÉ CANADIENNE DE PÉDIATRIE. « Community Paediatrics Committee Weaning from the breast », Paediatric and Child Health, vol. 9, no 4, 2004, p. 249-253; AGENCE DE LA SANTÉ PUBLIQUE DU CANADA. « Chapitre 6 : l’allaitement maternel », Les soins à la mère et au nouveau-né dans une perspective familiale : lignes directrices nationales, 2019; MINISTÈRE DE LA SANTÉ ET DES SERVICES SOCIAUX. Revenir à l’essentiel. Plan d’action en périnatalité et en petite enfance 2023-2028, 2024.
3.VILLAR, J., et autres. « Late weaning and maternal closeness, associated with advanced motor and visual maturation reinforce autonomy in healthy 2-year-old children », Scientific Reports, vol.10, 2020.
4.GOULDING, J., et autres. « Differences in Neurocognitive Development Between Children Who Had Had No Breast Milk and Those Who Had Had Breast Milk for at Least 6 Months », Nutrients, vol.17, no 17, 2025.
5.MAHURIN SMITH, J. « Breastfeeding and language outcomes: A review of the literature », Journal of Communication Disorders, vol. 57, 2015, p. 29-40.
6.YAN J., et autres. « The association between breastfeeding and childhood obesity: a meta-analysis », BMC Public Health, vol. 14, 2014.