Taux de signalements reçus/retenus par les services de protection de la jeunesse concernant les enfants de 0-5 ans- Signalements reçus par problematique- Signalements retenus par problematique
Pour accéder à une donnée plus récente, consultez Taux de signalements traités et retenus. Ces données ne sont pas comparables entre elles.
Données provinciales
Faits saillants
Au Québec, en 2015-2016, il y a eu 27 946 situations de maltraitance à l'endroit d'enfants âgés de 0 à 5 ans signalées aux services de protection de la jeunesse du Québec, ce qui représente 52,2 signalements reçus pour 1 000 enfants de 0 à 5 ans dans la population québécoise. Le taux de signalements reçus en 2015-2016 correspond à une augmentation de 40% du taux qui prévalait en 2007-2008 (37,2 signalements pour 1 000 enfants de 0 à 5 ans). Parmi les signalements reçus par les services de protection de la jeunesse en 2015-2016 concernant les enfants de 0 à 5 ans, 11 668 ont été retenus pour procéder à une évaluation plus approfondie de la situation de l'enfant, ce qui représente 21,8 signalements retenus pour 1 000 enfants de 0 à 5 ans dans la population québécoise. Entre 2007-2008 et 2015-2016, le taux de signalements retenus par les services de protection a aussi connu une augmentation (18%), passant de 18,4 à 21,8 signalements retenus pour 1 000 enfants de 0 à 5 ans.
Notes importantes
Étant donné que les statistiques gouvernementales dénombrent les signalements et non les enfants, il est possible qu’une partie de ces augmentations soit attribuable à une augmentation dans le taux d’enfants signalés plus d'une fois.
Les taux de signalements reçus/retenus (par problématique principale ou toutes problématiques principales confondues) excluent les signalements "Hors province" ou de lieu géographique "Inconnu" pour les années 2007-2008 à 2013-2014 alors que les signalements "Hors province" et de lieu géographique "Inconnu" sont inclus dans les taux de signalements reçus/retenus de 2014-2015 et 2015-2016. Cela n'a pas un impact majeur sur l'interprétation des données provinciales ou régionales puisque ces signalements ("Hors province" et de lieu géographique "Inconnu") sont peu prévalents (peu nombreux). Dans le calcul des taux de signalements (reçus/retenus), les données du numérateur couvrent une période différente de celles du dénominateur (numérateur = signalements reçus/retenus du 1er avril d'une année au 31 mars de l'année suivante ; dénominateur = nombre d'enfants de 0 à 5 ans dans la population québécoise au 1er juillet d’une année). Ainsi, les taux de signalements (reçus/retenus) compilés pour une année donnée pourraient être surestimés puisqu'il sont calculés à l'aide d'un dénominateur plus petit (population d'enfants de 0 à 5 ans au 1er juillet) que celui fondé sur l'ensemble des enfants de 0 à 5 ans ayant vécu au Québec durant l'un des mois allant d'avril d’une année à mars de l’année suivante. Certaines fluctuations observées dans les taux par problématique entre les années 2007-2008 et 2008-2009 pourraient être attribuables, en partie, à des modifications dans les définitions des formes de maltraitance décrites dans la Loi sur la protection de la jeunesse qui ont été apportées en juillet 2007. Il convient donc d'interpréter les tendances avec prudence.
Faits saillants
Parmi les 27 946 signalements reçus par les services de protection de la jeunesse en 2015-2016 concernant des enfants de 0 à 5 ans, les motifs de signalements les plus fréquents sont : la négligence, incluant le risque sérieux de négligence (25,4 signalements reçus pour 1 000 enfants de 0 à 5 ans dans la population québécoise), les mauvais traitements psychologiques (11,2 pour 1 000) et l'abus physique, incluant le risque sérieux d'abus physique (10,6 pour 1 000).
Notes importantes
Étant donné que les statistiques gouvernementales dénombrent les signalements et non les enfants, il est possible qu’une partie de ces augmentations soit attribuable à une augmentation dans le taux d’enfants signalés plus d'une fois.
Les taux de signalements reçus/retenus (par problématique principale ou toutes problématiques principales confondues) excluent les signalements "Hors province" ou de lieu géographique "Inconnu" pour les années 2007-2008 à 2013-2014 alors que les signalements "Hors province" et de lieu géographique "Inconnu" sont inclus dans les taux de signalements reçus/retenus de 2014-2015 et 2015-2016. Cela n'a pas un impact majeur sur l'interprétation des données provinciales ou régionales puisque ces signalements ("Hors province" et de lieu géographique "Inconnu") sont peu prévalents (peu nombreux). Dans le calcul des taux de signalements (reçus/retenus), les données du numérateur couvrent une période différente de celles du dénominateur (numérateur = signalements reçus/retenus du 1er avril d'une année au 31 mars de l'année suivante ; dénominateur = nombre d'enfants de 0 à 5 ans dans la population québécoise au 1er juillet d’une année). Ainsi, les taux de signalements (reçus/retenus) compilés pour une année donnée pourraient être surestimés puisqu'il sont calculés à l'aide d'un dénominateur plus petit (population d'enfants de 0 à 5 ans au 1er juillet) que celui fondé sur l'ensemble des enfants de 0 à 5 ans ayant vécu au Québec durant l'un des mois allant d'avril d’une année à mars de l’année suivante. Certaines fluctuations observées dans les taux par problématique entre les années 2007-2008 et 2008-2009 pourraient être attribuables, en partie, à des modifications dans les définitions des formes de maltraitance décrites dans la Loi sur la protection de la jeunesse qui ont été apportées en juillet 2007. Il convient donc d'interpréter les tendances avec prudence.
Faits saillants
Au chapitre des signalements retenus par les services de protection de la jeunesse en 2015-2016, la négligence (incluant le risque sérieux de négligence) constitue le motif de rétention des signalements le plus fréquent (9,9 signalements retenus pour 1 000 enfants de 0 à 5 ans), suivie par l'abus physique, incluant le risque sérieux d'abus physique (6,1 pour 1 000) et les mauvais traitements psychologiques (3,9 pour 1 000). Entre 2007-2008 et 2015-2016, les signalements retenus pour mauvais traitements psychologiques ont presque doublé (passant de 2,0 à 3,9 pour 1 000) et ceux retenus pour abus physique ont augmenté de 38% (passant de 2,9 à 4,0 pour 1 000). Pendant cette même période, les signalements retenus pour négligence ont diminué de 25%, passant de 6,9 à 5,2 signalements retenus pour 1 000 enfants de 0 à 5 ans dans la population québécoise.
Notes importantes
Étant donné que les statistiques gouvernementales dénombrent les signalements et non les enfants, il est possible qu’une partie de ces augmentations soit attribuable à une augmentation dans le taux d’enfants signalés plus d'une fois.
Les taux de signalements reçus/retenus (par problématique principale ou toutes problématiques principales confondues) excluent les signalements "Hors province" ou de lieu géographique "Inconnu" pour les années 2007-2008 à 2013-2014 alors que les signalements "Hors province" et de lieu géographique "Inconnu" sont inclus dans les taux de signalements reçus/retenus de 2014-2015 et 2015-2016. Cela n'a pas un impact majeur sur l'interprétation des données provinciales ou régionales puisque ces signalements ("Hors province" et de lieu géographique "Inconnu") sont peu prévalents (peu nombreux). Dans le calcul des taux de signalements (reçus/retenus), les données du numérateur couvrent une période différente de celles du dénominateur (numérateur = signalements reçus/retenus du 1er avril d'une année au 31 mars de l'année suivante ; dénominateur = nombre d'enfants de 0 à 5 ans dans la population québécoise au 1er juillet d’une année). Ainsi, les taux de signalements (reçus/retenus) compilés pour une année donnée pourraient être surestimés puisqu'il sont calculés à l'aide d'un dénominateur plus petit (population d'enfants de 0 à 5 ans au 1er juillet) que celui fondé sur l'ensemble des enfants de 0 à 5 ans ayant vécu au Québec durant l'un des mois allant d'avril d’une année à mars de l’année suivante. Certaines fluctuations observées dans les taux par problématique entre les années 2007-2008 et 2008-2009 pourraient être attribuables, en partie, à des modifications dans les définitions des formes de maltraitance décrites dans la Loi sur la protection de la jeunesse qui ont été apportées en juillet 2007. Il convient donc d'interpréter les tendances avec prudence.
Données régionales
Faits saillants
Évolution des taux de signalements reçus entre 2007-2008 et 2015-2016
Faits saillants
On observe le même phénomène régional que celui observé pour les signalements reçus (à l'exception de la Capitale-Nationale qui présente, en moyenne, un taux de signalements retenus similaire à celui du reste du Québec pendant la période d'observation - et non supérieur comme c'est le cas pour les signalements reçus).
On observe le même phénomène régional que celui observé pour les signalements reçus en 2015-2016.
Quels sont les effets pour les tout-petits?
La maltraitance inclut l’abandon, la négligence, les mauvais traitements physiques et psychologiques ainsi que les abus sexuels.
La négligence traduit des besoins non satisfaits au sein des familles et des communautés. En d’autres termes, elle découle généralement d’une absence de réponse aux besoins d’un enfant, faute de ressources, plutôt que d’abus ou de violence dirigés contre lui. Plus la maltraitance survient tôt, plus ses conséquences sont importantes. Elle peut avoir des effets sur le développement du langage et causer des problèmes d’attention et de mémoire. Sur le plan socioaffectif, la maltraitance peut augmenter les risques de développer de l’anxiété, des comportements dépressifs et une faible estime de soi. Elle peut également être associée à de la colère, à de l’agressivité et à de la difficulté à contrôler ses émotions. En ce qui concerne le développement physique, les bébés ayant été secoués peuvent présenter des modifications de la structure de leur cerveau ainsi que des dommages neurologiques permanents.
De plus, de nombreuses études ont démontré que les expériences vécues durant la petite enfance, comme la maltraitance ou la pauvreté, modifient le cerveau des tout-petits, faisant en sorte que certaines structures sont sous-développées, alors que d’autres sont surdéveloppées.
Les conséquences de la maltraitance durant l’enfance peuvent persister à long terme. En effet, elle est associée à des comportements anxieux et dépressifs, au décrochage scolaire, à l’abus de substances, à des troubles alimentaires, à de la violence dans les relations intimes ainsi qu’à des idées suicidaires.
Références
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SYLVESTRE, A., E.L. BUSSIERES et C. Bouchard. « Language problems among abused and neglected children: A meta-analytic review », Child Maltreatment, vol. 21, no 1, p. 47-58, 2015.
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LIND, K., et autres. « Le syndrome du bébé secoué : les séquelles ? », Archives de pédiatrie, vol. 20, no 6, p. 446-448, 2013.
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